CHRONIQUES

Eclat(s) D’Ame tome 2 – Yuhki Kamatani

« Au fond de moi, j’avais envie de faire ce genre de choses. Enfin, je crois »

Extrait d’Eclat(s) D’Ame Tome 2 

 

Eclat-s-d-ame

Auteur: Yuhki Kamatani
Editions: Akata
Date de publication: 16 mai 2018
Nombres de pages: 162
Prix: 7.95€
Synopsis: Au contact des membres du salon de discussion, Tasuku a fini par s’accepter, mais surtout par accepter l’amour qu’il éprouve. Pour autant, il ne sait pas encore comment il doit se comporter au quotidien, auprès de ses camarades, mais surtout auprès de celui qu’il aime. Au contact de Misora, plus jeune membre du salon, mais aussi porteur d’un « secret » compliqué, le lycéen va continuer à se poser des questions…

 

Attention risque de spoilers dans cette chronique donc si vous n’avez pas lu le premier tome je vous conseille de ne pas lire la suite. Vous aurez été prévenus 😉

 

Mon avis

Je souhaiterai tout d’abord remercier les Editions Akata pour leur confiance, leur gentillesse et pour l’envoi ce manga dont j’attendais la sortie avec impatience, le premier tome a été pour moi une très belle découverte, je ne pouvais donc pas louper la lecture de ce deuxième tome. J’avoue qu’au premier abord je n’ai pas été emballé par cette couverture mais il m’en faudrait plus pour ne pas découvrir la suite et j’avoue que ça a été encore une fois pour moi un très bon moment de lecture.
Nous allons découvrir davantage un autre personnage que nous n’avions fait qu’apercevoir dans le premier tome il s’agit de Misora, un jeune garçon, collégien, en quête d’identité et d’acceptation de soi, tout comme l’était Tasuku dans le premier tome, lui dans ce second tome a fini par s’accepter et aussi par accepter les sentiments qu’il éprouve pour un garçon de son lycée mais tout est loin d’être gagner car il ne sait pas encore comment il doit se comporter en société et surtout au contact de celui qu’il aime. Tasuku va apprendre quel secret cache Misora et se poser de plus en plus de questions…
Dans ce second tome, l’un des thème qui va le plus ressortir, vous l’aurez peut-être même deviner rien qu’en regardant la couverture est celui d’être transgenre. Beaucoup de questions vont émerger sur ce sujet au fil de la lecture. J’aime toujours autant les dessins qui sont toujours aussi beaux et qui savent toucher en plein coeur. 
Misora est un personnage que l’on ne peut pas ranger dans une catégorie bien précise, tellement sa personnalité est complexe. Tout comme Tasuku, il est en quête de sa propre identité, il se cherche. Il aime s’habiller en fille et se sent bien quand il est ainsi vêtu. Malgré son jeune âge, c’est quelqu’un qui à une certaine maturité et qui percoit parfois certaines choses mieux que Tasuku. Il le pousse à réfléchir et nous fait également réfléchir en tant que lecteur tant ses paroles sont justes malgré leurs violences. C’est un garçon rempli de colère qui ne supporte pas qu’on porte sur lui telle ou telle étiquette alors que lui même ne sait même pas qui il est. La rencontre entres Tasuku et Misora est très intéressante, ils vont apprendre l’un de l’autre et se faire sortir respectivement de leurs zones de confort. Nous allons faire la rencontre dans ce tome du garçon dont Tasuku est amoureux, Tsubaki, ce garçon reste encore un mystère et j’espère que dans le prochain tome nous en saurons plus sur lui.
Pour conclure, ce tome est pour moi aussi réussi que le premier. On y aborde des thématiques fortes sans détour et avec un réalisme impréssionnant. Sa lecture ne peut pas vous laissez indifférents et nous pousse à la réfléxion. Les personnes au sain de ce salon de discussion sont toujours aussi bienveillantes les unes avec les autres, les personnes peuvent s’y exprimer et être eux même sans crainte d’être juger. J’ai hâte de lire le troisième tome et d’en apprendre davantage sur certains personnages. 
Pour moi, c’est encore une fois un coup de coeur, si vous avez déjà lu le premier tome ne passez pas à côté du second, il vaut vraiment le détour. Ce manga est destiné à devenir un best seller dans son genre. 

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CHRONIQUES

Konbini – Sayaka Murata

« Dans ce monde régi par la normalité, tout intrus se voit discrètement éliminé. Tout être non conforme doit être écarté. » 

Extrait de Konbini de Sayaka Murata

 

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Auteure: Sayaka Murata
Editions: Denoël 
Date de publication: 11 Janvier 2018
Nombres de pages: 128
Prix: 16.50€
Synopsis: Depuis l’enfance, Keiko Furukura a toujours été en décalage par rapport à ses camarades. A trente-six ans, elle occupe un emploi de vendeuse dans un konbini, sorte de supérette japonaise ouverte 24h/24. En poste depuis dix-huit ans, elle n’a aucune intention de quitter sa petite boutique, au grand dam de son entourage qui s’inquiète de la voir toujours célibataire et précaire à un âge où ses amies de fac ont déjà toutes fondé une famille. En manque de main-d’oeuvre, la supérette embauche un nouvel employé, Shiraha, trente-cinq ans, lui aussi célibataire. Mais lorsqu’il apparaît qu’il n’a postulé que pour traquer une jeune femme sur laquelle il a jeté son dévolu, il est aussitôt licencié. Ces deux êtres solitaires vont alors trouver un arrangement pour le moins saugrenu mais qui leur permettra d’éviter le jugement permanent de la société. Pour combien de temps…

 

Mon avis

Avant de commencer ma chronique, je tiens tout d’abord à remercier très chaleureusement les Editions Denoël pour m’avoir fait cet ouvrage. Je l’avais déjà repérer depuis un petit moment, j’avoue que le thème m’a tout de suite intéréssé ainsi que sa belle couverture et puis le Japon étant un pays que j’affectionne particulièrement, que l’histoire se situe là bas a été un argument supplémentaire qui a fait que je ne pouvais pas passé à côté de ce livre.
Dans cette histoire, nous allons retrouver Keiko Furukura qui à 36 ans est vendeuse dans un konbini, c’est une superette ouverte 24h/24 et 7jours sur 7. Keiko y est employé depuis 18 ans et s’y sent bien, sa famille en revanche s’inquiète de la voir toujours célibataire et précaire à un âge où ses amies de facs sont déjà mariées et mère de famille. Dans une pèriode où le konbini va être en manque de main d’oeuvre, on embauche Shiraha, qui à 35 ans et est également célibataire. Ce dernier ne postulera dans cette superette que pour poursuivre une jeune femme qui lui plait, quand cette information est découverte il sera aussitôt licencié. A partir de là, Keiko et Shiraha vont convenir d’un arrangement qui leur permettra de ne plus être juger par la société mais combien de temps cela durera…
J’aime beaucoup la plume de l’auteure, Sayaka Murata nous entraine parfaitement bien dans la vie de Keiko et on s’intégre parfaitement à ses journées dans le konbini qui devient pour nous comme c’est le cas pour Keiko un endroit réconfortant, où l’on s’y sent bien, où tout est parfaitement ordonné et à sa place. Les règles y sont strictes et tout y bien encadrés, cela va de la manière à dire bonjour aux clients, aux différentes techniques de ventes ou encore au rangement des différents produits dans la superette. C’est un lieu où pour les employés il n’y a pas de place pour l’improvisation. 
Le personnage de Keiko est un personnage auquel on s’attache, depuis son plus jeune âge elle a toujours eu de mal à s’adapter à la vie en société, que se soit à l’école, au lycée ou encore à la fac, depuis son plus jeune âge on ne cesse de lui faire remarquer qu’elle se conduit bizarrement, ce qui en grandissant l’a pousser à vouloir se fondre dans le moule, pour cela elle va finir par reproduire l’attitude de ses collègues de travail, ne sachant jamais comment se comporter avec les autres. Le seul endroit où Keiko se sent bien et à sa place, c’est dans ce konbini qui va devenir son rayon de soleil. 
Du côté du personnage de Shiraha, qui est un peu particulier lui aussi, qu’on peut parfois trouvé détestable dans sa manière d’agir et de parler avec autrui. Il va se faire embauché au Konbini dans le but de se trouver une femme, malheureusement pour lui son attitude avec les clientes ne plaira pas et n’arrivant pas à s’intégrer au reste de l’équipe, il finira par être licencié. Il proposera donc à Keiko un arrangement, pour que la société ne les voient plus comme des marginaux et cesse de porter sur eux des jugements sur leurs existences qui sont considérés comme hors-norme.
Pour conclure, Konbini est un roman très court qui se lit d’une traite mais qui est d’une profondeur et d’une justesse incroyable. L’auteure va droit au but avec une plume immersive, elle nous fait parfaitement ressentir le sentiment de bien-être qu’éprouve Keiko quand elle travail au konbini. Elle a d’ailleurs obtenu le prix Atukagawa, l’équivalent du Prix Goncourt au Japon pour cet ouvrage. On y retrouve le thème de la pression sociale, de la réalité de la société japonaise et de comment ces deux êtres Keiko et Shiraha, qui sont totalement différents vont vivre leurs situations, on a deux points vues aussi intéressants l’un que l’autre. Ne vous attendez pas à une histoire d’amour où les protagonistes vont finir par tomber amoureux l’un de l’autre ce n’est absolument pas l’objet de ce livre. 
Je ne peux que vous le recommandez car pour moi c’est un coup de coeur alors ne passez pas à côté de ce petit bijou. 

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CHRONIQUES

Les filles de l’astrologue: Tome 1 – Laurence Schaack & Françoise de Guibert

« 4 Filles, 4 Destins, 1 Mission 

Entre astrologie, pouvoir et survie, venez suivre cette incroyable aventure au coeur même du règne du Roi-Soleil. »

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Auteures: Laurence Schaack & Françoise de Guibert
Editions: Rageot
Date de publication: 20 Mars 2018
Nombres de pages: 352
Prix: 14.90€
Synopsis: Quatre destins guidés par les étoiles dans un roman d’aventures au féminin. Thérèse : née sous le signe du Capricorne, élément Terre. Ariane : née sous le signe du Verseau, élément Air. Philomène : née sous le signe du Verseau, élément Air. Soledad : née sous le signe du Lion, élément Feu. Elles sont filles d’astrologue. Et elles sont en danger. Suite à l’arrestation de leur père par le roi Louis XIV qui a interdit la pratique de l’astrologie, elles doivent quitter le domaine familial et se séparer. Alors que le monde change, chacune doit désormais suivre la voie que les étoiles ont tracée pour elle…

 

Mon avis

Je souhaite remercier très chaleureusement les Editions Rageot pour m’avoir fait parvenir ce roman que j’ai eu la chance de pouvoir selectionné dans leur catalogue de parution ainsi que pour les goodies l’accompagnant, j’ai eu le droit à un badge avec mon signe astrologique ainsi qu’un horoscope personnalisé, j’ai beaucoup aimé ces petits plus qui n’ont fait que me plonger davantage dans l’univers de ce roman. Je n’ai pas hésité une seconde à choisir ce roman, rien que le titre et la couverture me donnaient envie de le lire (oui je peux être parfois aussi superficielle pour choisir une lecture 😉 ) et quand j’ai lu le résumé cela n’a fait que me conforter dans mon choix car étant passionnée d’Histoire j’adore tout particulièrement la période de règne de Louis XIV alors il ne m’en fallait pas plus pour avoir envie de découvrir ce roman. Je tiens à souligner le superbe travail d’édition qui a été fait sur ce livre, la couverture, la 4ème de couverture, les débuts de parties et de chapitres sont bien fait et nous mettent davantage dans l’ambiance de l’aventure qui nous attends.
Nous allons suivre ici, les soeurs Lavol Thérèse, Ariane, Philomène et leur cousine Soledad. Elles vivent toutes les quatres avec Germain Lavol de Sauvignac, celui ci est parti à Toulouse régler une affaire avec Mr Dautant. Un jour, les filles vont recevoir une lettre de Germain demandant à Thérèse l’ainée des soeurs Lavol de venir le rejoindre à Toulouse pour finaliser cette alliance et ainsi pouvoir sauver le domaine famialial. C’est alors que Thérèse accompagnée de sa cousine Soledal s’y rend, en se présentant chez les Dautant, Thérèse et Soledad découvrent avec surprise que Mr Lavol ne s’y trouve et pire Mr Dautant refuse de dire aux jeunes filles où se trouve celui-ci, il est accompagné d’un homme qui n’aspire rien de bon et à l’air d’avoir peur de parler devant lui. Au moment où elles sont en train de partir de la propriété des Dautant, leur fils Armand interpelle Thérèse et Soledad et leurs apprend que Germain Lavol a été arrété et emmené à Paris pour y être emprisonné. De retour chez elles, Thérèse et Soledad vont apprendre la nouvelle aux jumelles Ariane et Philomène, dès lors toutes n’auront qu’une seule idée en tête: faire libérer leur père en prouvant que celui-ci ne pratique l’astrologie qu’à des fins bienveillante, que c’est un homme bon et pieux, toujours prêt à aider son prochain. A partir de ce moment là, rien ne sera plus jamais pareil pour Thérèse, Ariane, Philomène et Soledad, elles qui n’ont jamais été séparés vont devoir le faire à contre-coeur pour sauver la vie de leur père et oncle et partir chacune en quête d’elles même, peu importe ce qu’en disent les astres.
Laurence Schaack et Françoise de Guibert nous offrent ici une histoire captivante, envoutante et addictive. Quand j’ai commencé ce roman, je n’ai pas pu m’arrêter. Elles nous fournissent un univers très bien ficellé et très riche, les rebondissements ne manquent pas, les descriptions sont très bien amené et nous permettent facilement d’imaginer les différents lieux qui nous sont présentés dans ce roman. A chaque début de chapitre nous avons une phrase on nous dit ce qu’en pense les astres et cela nous donnent ainsi l’ambiance du chapitre en question. Nous avons au cours du roman, le point de vue des 4 jeunes filles, ce qui nous permet dans savoir plus sur chacune d’elle, d’apprendre à les connaitre et à s’y attacher davantage. Les auteures ont choisis de mettre cette histoire dans un contexte particulier du règne de Louis XIV: L’affaire des poisons.
Pour que vous compreniez mieux le contexte du roman, je vous mets ci-dessous un petit résumé que j’ai pris sur le site du Wikipédia qui explique très bien l’essentiel.
« L’affaire des poisons est une série de scandales impliquant des empoisonnements survenus entre 1679et 1682, sous le règne de Louis XIV, qui secouèrent Paris et la Cour. Plusieurs personnalités éminentes de l’aristocratie furent impliquées, et ces affaires installèrent un climat hystérique de « chasse aux sorcières » et aux empoisonneuses. »
Pendant cette pèriode, l’astrologie n’était pas considérée comme une science mais comme une pratique relevant du diable et pour un Louis XIV très pieu, il était inconsevable que de telles pratiques continuent a être excerser au sein même de son royaume. Il n’hésitait donc pas à faire emprisonner à vie et voir même envoyer au bucher tous ceux qui de près ou de loin pouvaient excerser ou avoir eu recours à tout ce qui relevait de l’astrologie, de la sorcellerie et du poison. 
C’est dans cette ambiance Thérèse, Ariane, Philomène et Soledad vont devoir se battre et faire preuve de prudence pour réussir leur mission. Elles ont chacunes une personnalité et un caractère différents qui les rends très intéressantes.
Parlons un peu de chacune d’entres elles: Thérèse est l’ainée, elle est plus raisonnable et plus sérieuse que ses soeurs et sa cousine. C’est à elle que reviennent le plus de responsabilités et elle doit montrer l’exemple. Ariane est la scientifique de la famille et suit clairement les traces de son père qui lui transmit sa passion pour l’astrologie, son savoir lui sera bien utile dans certaines situations. Philomène est une fille indépendante, plutôt sauvage qui ne se laisse pas facilement apprivoiser. Elle est aussi très intéréssante de par son don, qui lui sera sans doute très utile à l’avenir et qui peut lui ouvrir bien des portes et enfin nous terminerons par leur cousine espagnole Soledad, en apparence elle peut paraitre superficielle et orgueilleuse, pourtant il ne faut pas s’y fier car cette fille à plus d’un tour dans son sac et ne manque pas de ressources. Elle aime séduire et se montrer, ces atouts vont lui permettre de cotoyer des personnes influantes, qui lui permettront d’en apprendre plus sur l’emprisonnement de son oncle et qui pourraient aussi lui faire une place à la cour au plus près du Soleil…
En conclusion » Les Filles de l’astrologue  » est un très bon premier tome qui pose bien les bases de la saga à venir. Mêlant réalité et fiction, on ne s’ennuie pas une seconde tant les auteures savent tenir le lecture en haleine. L’intrigue est bien ficelée et je n’ai qu’une hâte c’est de lire la suite qui est prévu pour le solstice d’été 2018. 
J’ai passé un très bon moment de lecture, ça a été un véritable plaisir de découvrir plumes de Laurence Schaack et Françoise de Guibert. 
Pour moi, c’est un coup de coeur.

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CHRONIQUES

Si c’est pour l’éternité – Tommy Wallach

« Et si vous rencontriez une immortelle et que votre seul but est de lui redonner le goût de vivre? »

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Auteur: Tommy Wallach
Editions: Nathan
Date de parution: 8 Février 2018
Nombres de pages: 314
Prix: 16.95€
Synopsis: Enchanté. Moi, c’est Parker. J’ai 17 ans, je suis moyennement mignon et j’aime sécher les cours pour traîner dans les halls des hôtels chics de San Francisco. J’en profite pour perfectionner mes techniques de pickpocket. Ah et je n’ai pas prononcé un mot depuis la mort de mon père, il y a 5 ans. Voilà, vous savez (presque) tout. Mais laissez-moi vous raconter l’évènement le plus marquant de ma vie : ma rencontre avec Zelda Toth et ce jour où j’ai décidé de tout faire pour lui redonner le goût à la vie.

 

Mon avis

Je souhaite tout d’abord dire un grand merci au Editions Nathan pour m’avoir fait parvenir ce roman. Son titre ainsi que son résumé m’ont fortement intigré, il ne m’en a pas fallu plus pour avoir envie de le lire et de découvrir la plume de Tommy Wallach que je ne connaissais pas. 
Nous allons suivre ici, Parker un jeune lycéen en apparence ordinaire mais qui est victime d’un handicap qui ne se voit pas à première vue, il est muet. Il l’est devenu suite à la mort de son père à la suite d’un accident de voiture où il était lui même présent ce jour là, traumatisé par ce terrible évènement il en a perdu l’usage de la parole. C’est un garçon assez solitaire, qui ne sort pas beaucoup et qui a peu d’amis, préférant sécher les cours pour aller trainer dans les halls des hôtels chics de San Francisco, c’est d’ailleurs dans un de ses hôtels qu’il va faire la rencontre de Zelda Toth, une jeune fille qui à perdu le goût de vivre et qui souhaite mettre fin à ses jours, Parker tombe rapidement sous son charme et ne va avoir qu’une idée en tête l’empêcher de mettre fin à ses jours en faisant tout pour lui redonner goût à la vie…
La plume de Tommy Wallach est agréable, fluide et captivante. Le récit est pleins de surprises au fur et à mesure de notre lecture, on s’attend à ce que les choses se passent d’une certaine façon et c’est le contraire qui se produit. J’aime le côté mystèrieux, intriguant et original de cette histoire.
Le narrateur de cette histoire est Parker, qui s’adresse directement à nous lecteur et n’hésite pas à nous prendre à partie. Ce personnage est très attachant, lui qui ne s’intéressait plus au monde et aux gens qui l’entourent va tout d’un coup changer en rencontrant Zelda, il va tout faire pour la dissuader de mettre fins à ses jours et va vraiment y mettre tout son coeur pour parvenir à réussir. Dans sa vie ça n’a pas toujours été facile et sa relation avec sa mère depuis le décès de son père est presque inexistante car elle voyage beaucoup du à son métier d’hôtesse de l’air et elle même ne s’est toujours pas remise du décès de son mari survenue 5 ans auparavant. Pourtant malgré cette situation, on va le voir évoluer tout au long du roman passant d’un garçon solitaire à un garçon qui va petit à petit s’ouvrir aux autres. Zelda va progressivement le sociabilisé, elle va être une vraie bouffée d’air frais dans sa vie. C’est une jeune fille en apparence ordinaire sauf qu’elle chache un secret, elle ne vieillit pas, ce qui explique la particularité de sa coloration argentée de ces cheveux. Elle affirme être née il y a plus de 200 ans. Dit-elle la vérité ou est-ce un mensonge qui cache bien d’autres choses? Zelda et Parker vont s’entraider mutuellement et suite à leur rencontre leurs vies ne sera plus jamais la même. 
En conclusion, « Si c’est pour l’éternité » est une histoire qui nous fait vivre quantités d’émotions: la joie, le rire, la tristesse, le deuil, l’amour et aussi l’espoir. Ce livre ne nous raconte pas seulement l’histoire de Parker mais aussi de Zelda, deux histoires et deux passés bien différents qui vont pourtant un jour se croiser, s’entreméler, s’aider et même s’aimer. Certains rencontres peuvent changer des vies et celle-ci en est un parfait exemple. C’est un récit qui ne pourra pas vous laissez indifférent.
J’ai passé un très bon moment de lecture et je ne peux que vous le recommandez.

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Mes voisins les Goolz: Sale nuit pour les terreurs – Gary Ghislain

« Qu’est ce qu’on risquerait en se liant d’amitié avec nos nouveaux voisins?

Je vous invite donc à venir découvrir avec moi la famille Goolz »

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Auteur: Gary Ghislain
Editions: Seuil
Date de publication: 1 Février 2018
Nombres de pages: 272
Prix: 12.90€
Synopsis: Quand Frank Goolz et ses filles, Ilona et Suzie, emménagent dans la maison voisine, Harold espère simplement que sa vie va devenir plus amusante. Mais chez les Goolz, des lampes s’allument sans raison et les objets bougent tout seuls… Et lorsque Ilona lui confie la Pierre des Morts, un objet magique très puissant, Harold sait que rien ne sera plus comme avant. Mais attention ! Mal utilisée, la Pierre peut se révéler très dangereuse. Et justement, les terreurs de l’école commencent à disparaître…

 

Mon avis

Je souhaite tout d’abord dire un grand merci aux Editions Seuil qui m’ont très gentiment fait parvenir ce roman. Sa couverture et son résumé m’ont tout de suite attirés et m’ont donnés envie de le découvrir ainsi que la plume de son auteur Gary Ghislain et j’ai passé un très bon moment de lecture pour tout vous dire je l’ai dévoré en une soirée.
Nous allons suivre ici Harold, un jeune adolescent en fauteuil roulant à cause d’un accident survenu quand il avait 7 ans et qu’il venait d’emménager aux Etats-Unis, dans le Maine depuis l’Angletterre. Un jour, une nouvelle famille vient s’installer dans la maison d’à côté, c’est là qu’il va faire la connaissance de la famille Goolz, Ilona est du même âge qu’Harold et Suzie est un peu plus jeune, leur père est un auteur à succès de roman d’horreur. Très vite Harold va constater qu’il se passe des choses étranges dans la maison des Goolz et pour ne rien arranger, Ilona va lui confier la « Pierre des morts » un objet magique très puissant et à partir de ce moment là la vie d’Harold ne sera plus jamais la même…
La plume de Gary Ghislain est très immersive, fluide et agréable. On rentre rapidement dans l’histoire et le moins que l’on puisse dire c’est que l’on a pas le temps de s’ennuyer. L’histoire est captivante, plus on avance dans le récit et plus on veut en savoir davantage. 
Les personnages sont attachants et ne manquent pas de personnalités, le personnage d’Harold qui malgré son handicap fait preuve d’un courage exemplaire, il est déterminé et toujours prêt à aider les personnes qu’il aime. Même si ce n’est pas toujours rose pour lui car il se fait harceler par les terreurs collège depuis l’arrivée de ses nouvelles voisines, il se sent plus fort que jamais. La mère d’Harold est très protectrice avec son fils parfois peut-être un peu trop, depuis l’arrivée de la famille Goolz, elle constate que son fils change et ce n’est pas sans l’inquiéter mais une chose est sur elle aime son fils et fera tout pour qu’il soit heureux.  Ilona est l’ainée de la fratrie Goolz, elle est celle qui a le plus les pieds sur terre, elle n’hésite pas à prendre des décisions qui peuvent parfois être dangereuses dans le but de proteger les siens, c’est une personne réfléchie qui n’hésite pas à calmer son père et sa petite soeur quand ils vont trop loin dans leurs expèriences. Suzie, quand à elle est la rebelle de la fratrie elle n’écoute personne et n’en fait qu’à sa tête, elle n’hésite pas à prendre des risques inconsidérées par arriver à ses fins à l’inverse de sa soeur, elle est impulsive et va agir sans réfléchir aux conséquences de ses actes. Leur père, Franck est quelqu’un d’assez atypique, il adore faire des expèriences qui peuvent parfois le mettre sa famille ou lui dans une situation délicate, il est parfois moins matures que ses filles mais il n’hésite pas à se mettre en dangers quand il s’agit de les protéger. C’est un homme de terrain, tout ce qui tient du mystère, de l’étrange le passionne.  
En conclusion, « Mes voisins les Goolz: Sale nuit pour les terreurs » est un roman où se mèle suspence et paranormal. L’action est au rendez-vous, les personnages ne manquent pas d’originalité. J’ai passé un très bon moment de lecture et je n’hésiterai pas à lire le tome 2 quand il sortira car j’ai très envie de connaitre la suite. Gary Ghislain sait nous tenir en haleine, ça a été un réel plaisir pour moi de découvrir cet auteur. L’univers qu’il a crée est intéressant, je ne peux que vous inviter à le découvrir, vous ne serez pas déçu.
C’est un coup de coeur. 

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