CHRONIQUES

Magnifica – Maria Rosaria Valentini

« Elle ne comprit ni ses paroles ni ses gestes. Mais elle sut clairement__à cet instant et pour toujours__qu’il n’y a pas de mal, pas de honte, pas de danger, pas d’injonction ni de jugement quand on aime. »

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Auteure: Maria Rosaria Valentini
Editions: Denoel 
Date de publication: 23 Août 2018
Nombres de pages: 310
Prix: 21.00€
Synopsis: Années 50. Dans un petit village des Abruzzes. 
La jeune Ada Maria est la fille d’un couple sans amour. Son père, Aniceto, passe le plus clair de son temps avec Teresina, sa maîtresse, ou enfermé dans son atelier de taxidermiste. Eufrasia se contente d’être mère et de noyer sa fragilité dans les soins qu’elle apporte à ses enfants.
Lorsqu’elle meurt prématurément, Teresina prend peu à peu sa place dans la maison. La jeune Ada Maria s’occupe alors de son frère en s’efforçant d’ignorer Teresina. C’est pourtant dans ce quotidien en dehors du temps, rythmé par la couleur des frondaisons, la succession des naissances et des deuils, que l’Histoire fait un jour irruption. Dans un bois avoisinant le village, Ada Maria aperçoit un jour une ombre. Il s’agit d’un homme, hagard, désorienté, il n’a jamais quitté la cabane où il s’est réfugié à la fin de la guerre. Il est allemand. Les deux êtres vont se rapprocher. De cet amour naîtra une petite fille aux yeux clairs et à la peau diaphane, Magnifica, changeant à tout jamais le destin tranquille auquel Ada Maria se croyait cantonnée. 

 

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier très chaleureusement les Editions Denoel de m’avoir fait parvenir ce roman. Je vous avoue que ce que m’a fait tout d’abord m’intéresser à cet ouvrage, c’est cette sublime couverture et son titre quelque peu intriguant, ensuite en lisant la quatrième de couverture, cela m’a donné davantage envie de découvrir cette histoire ainsi que la plume de son auteure que je ne connaissais pas et je dois dire que je ne suis absolument pas déçue de cette jolie découverte.
Dans cette histoire, nous allons faire la connaissance dans les années 50, de la jeune Ada Maria qui vit dans un petit village des Abruzzes en Italie, fille ainé d’un couple sans amour, elle s’occupe de son petit frère, de sa mère, de la maison. Son père est souvent absent du domicile familiale, soit parti pour la chasse, soit auprès de sa maitresse Teresina qui vit également dans le village. Un jour, Ada Maria va perdre sa mère, suite à son dèces, son père partira s’installer avec Teresina, les laissant seuls dans la maison son frère et elle. Quelques années plus tard, dans la forêt, elle fera la rencontre d’un homme, un allemand, qui semble s’être caché là depuis la fin de la guerre. Au début, elle en a peur, son apparence ne lui donne pas envie de s’approcher de lui, elle décidera malgré cette crainte de lui apporter, de l’eau, de la nourriture, des vêtements propres et au fils des jours, petit à petit, ils finiront par s’apprivoiser et s’aimer. De cette amour naitra une magnifique petite fille, qu’Ada Maria appellera Magnifica…
En me plongeant dans cette histoire, je n’imaginais pas la profondeur de ce roman. La plume de l’auteure est captivante, poetique, délicate, tout en douceur. C’est agréable à lire et on ne peut qu’être ennivrer par ce récit. 
On y découvre, des personnages féminins forts et très intéressants, on va suivre Ada Maria pendant de nombreuses années, on va y découvrir les joies et les peines qui entourent le quotidien de cette famille, ainsi que celle du petit village. On ne peut que s’attacher à ses membres.
En conclusion, « Magnifica » est un roman remplie d’émotions, de sentiments, auquel on ne peut pas rester indifférent, l’auteure nous entraine ici dans ce qu’est la vie avec tout ce qu’elle comporte de bons ou de mauvais, l’importance des liens familiaux, l’entraide et la simplicité du quotidien dans une Italie, pleine de charmes et de saveurs. Cette histoire respire l’espoir et l’amour. Je ne peux que vous le recommander.
Pour moi, c’est un coup de coeur. 

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CHRONIQUES

Une vie de pierre chaudes – Aurélie Razimbaud

« Il y a un temps pour la guerre. Il y a un temps pour l’amour. Il y a un temps pour l’oubli. »

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Auteure: Aurélie Razimbaud
Edition: Albin Michel
Date de publication: 22 Août 2018
Nombres des pages: 237
Prix: 18.00€
Synopsis: « La guerre, non, la guerre n’a rien d’essentiel ; les choses essentielles sont le vent, le goût des pierres chaudes, le soleil, les ailes des oiseaux, les cris des enfants sur la plage. « 
Qu’est-ce qui brille à la même hauteur que le soleil ? L’amour ou la mort ?Dans ce récit enfiévré, qui raconte l’Algérie avant, pendant et après l’indépendance, Aurélie Razimbaud tisse les liens subtils et poignants entre l’amour et l’abandon. Qu’il s’agisse des pays ou des êtres, comment aller dans le sens d’une réconciliation, comment panser les plaies, comment éviter qu’elles ne s’ouvrent ?L’indépendance d’un pays, les liens d’un homme, des histoires qui se croisent : un premier roman porté le souffle tiède de la Méditerranée, une mer-maîtresse en coups de théâtre.

 

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier très chaleureusement les éditions Albin Michel pour m’avoir fait parvenir ce roman. Dans un premier temps ce qui m’a donné envie de le lire se fut son titre et sa couverture, « Une vie de pierre chaudes » est un titre qui m’a intrigué et ensuite j’ai découvert sa quatrième de couverture, son résumé n’a fait que confirmé l’intérêt que j’avais à vouloir lire ce roman et à découvrir son auteure Aurélié Razimbaud et je ne regrette absolument pas mon choix.
Nous allons faire la connaissance ici avec Louis, Rose, Antoine et Elisabeth à l’été 1964 peu après la proclamation de l’indépendance de l’Algérie. Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils vivent en bord de mer, font la fête lors de soirées ou de bals organisés. Leurs parents sont des expatriés français venus travaillés en Algérie avant que n’éclate la guerre. La vie semble facile sous le soleil d’Alger pour cette jeunesse dorée. Louis et Rose finissent par se marier et comme un bonheur n’arrive jamais seul, de leur union naitra leur fille Violette mais Rose sans bien que son mari Louis ne va pas bien, entre ses réveils en sursaut à cause de ses cauchemars et parfois ces accès de colère.. Que peut bien cacher cette part d’ombre en lui?
Ce roman est le premier de l’auteure Aurélie Razimbaud et je dois dire que pour moi c’est un roman réussi. Sa plume est fluide, immersive. L’intrigue est intéressante et bien menée. L’émotion est au rendez-vous. Plus on avance dans la lecture et plus on en a envie d’en connaitre la suite. L’histoire s’étale sur une periode d’une quarantaine d’années et se terminera le 12 Juillet 1998, cette date aura son importance dans le roman mais je ne vous en dirai pas plus pour ne pas vous spoilers et il est divisé en deux parties.
La première partie est concacrée au personnage de Rose, au début du roman c’est une jeune fille qui n’a même pas vingt ans, elle est jeune, insouciante puis elle va rencontré ce jeune ingénieur Louis, dont elle va être rapidement séduite. Puis au fil des mois et des années de vie commune, Rose sent bien que quelque chose ne va pas, elle sait qu’il a fait la Guerre d’Algérie mais elle ne sait pas ce qu’il a vécu là bas, il ne lui dit rien et elle cherche à comprendre cet homme dont finalement elle ne sait que peu de choses. Ou va son mari quand il s’absente? Pourquoi le fait-il aussi fréquemment? 
La deuxième partie est concacrée au personnage de Louis, au début des années 1970, il quitte l’Algérie avec sa famille pour s’installer à Marseille, le voile se lève peu à peu sur sa part d’ombre. On y découvre un homme brisé que la guerre à détruit alors qu’il n’avait que vingt ans. On découvrira le poids du silence, des non-dits sur un homme qui ne sera plus jamais le même après ça.
En conclusion, « Une vie de pierre chaudes » d’Aurélie Razimbaud est un récit émouvant, rempli d’émotions. Un roman qui se dévore d’une traite tellement qu’il est immersif et qu’on ne peut pas s’empêcher de s’attacher aux personnages. Ne passez pas à côté de cette petite pépite de cette rentrée littéraire 2018. 

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