CHRONIQUES

Izana, La Voleuse de visage – Daruma Matsuura

« Et si vous pouviez prendre l’apparence de n’importe qui… »

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Auteur: Daruma Matsuura
Editions: Lumen
Parution: 18 Mai 2017
Nombres de pages: 317
Prix: 15.00€
Synopsis: Dans le monde d’Izana, il y a le dedans et le dehors. Le dehors, c’est tout ce qui s’étend au-delà des murs de la maison : le soleil, les arbres, les autres… tout ce qu’elle n’a jamais vu autrement que dans ses livres ou à travers les carreaux. Car depuis sa naissance, elle vit recluse, bien à l’abri entre quatre murs. Un jour, poussée par la curiosité, la jeune fille décide de braver l’interdit et de s’aventurer à l’extérieur. Bien mal lui en prend – elle comprend que son visage est si effroyable qu’il ne peut être montré au grand jour.
Car si d’ordinaire, la laideur n’est pas un crime, il règne dans le village une terrible superstition. Autrefois se seraient affrontées une sorcière d’une grande laideur et une prêtresse d’une grande beauté : la première, victorieuse, aurait volé son apparence à la seconde. Depuis lors, toute petite fille laide née une certaine année est tuée sur-le-champ, sous peine de porter malheur aux habitants. Cette légende est même le thème d’une pièce de théâtre qui se joue chaque été. Izana y découvre pour la première fois, dans le rôle de la prêtresse, sa propre cousine. Née la même année qu’elle, Namino a été épargnée grâce à sa beauté extraordinaire…

 

Mon avis

J’ai découvert ce roman durant l’été 2017 sur Instagram, je le voyais passer de partout et ce qui à suscité ma curiosité, c’est tout d’abord sa couverture et cette phrase accrocheuse « Et si vous pouviez prendre l’apparence de n’importe qui… » il n’en fallait pas plus pour que mon coeur de lectrice ne s’emballe, ensuite le résumé a fini par me convaincre qu’il fallait que je me procure ce livre et dès sa reception je me suis jetée sur l’ouvrage et croyez moi que je n’ai pas été déçue du voyage.
Nous allons découvrir ici, l’histoire d’Izana, une jeune fille, née l’année du cheval de feu, malheureusement pour Izana, la vie ne l’a pas doté de beauté. Une vieille légende de son village japonnais raconte qu’une fille laide, née l’année du cheval de feu, serait la réincarnation d’une sorcière qui autrefois tua une prêtesse d’une grande beauté et que la soricère victorieuse vola l’apparence de la prêtesse. Un jour,en pleine nuit, Chigusa, sage femme du village est appelée dans le plus grand secret auprès de Kasura, la mère d’Izana, qui va bientôt mettre au monde sa fille. Pour sauver la vie de sa fille, Kasura demandera a Chigusa de la proteger avant de se donner la mort ainsi durant de nombreuses années, Chigusa va élever Izana, enfermée entre les 4 murs de sa maison car personne au village ne doit savoir qu’Izana est toujours en vie mais en grandissant Izana veut découvrir l’extèrieur et décide un 1er Janvier pendant l’abscence de Chigusa de sortir de la maison pour pouvoir trouver l’école car Izana a soif d’apprendre mais sur son chemin, elle rencontrera un groupe d’enfants qui vont se moquer d’elle à cause de son apparence et à partir de ce jour sa vie va prendre un autre tournant…
Izana, la voleuse de visage est le préquel du manga Kazané, la voleuse de visage, si vous n’avez pas lu le manga comme c’est mon cas, pas d’inquiétude, ce livre peut se lire indépendamment. Daruma Matsurra, nous délivre ici un rythme de lecture assez lent pourtant l’écriture est addictive, sensible, parfois même poetique mais elle a aussi sa part sombre car elle peut être également cruelle et tranchante. Cette ambivalance dans l’écriture donne à cette histoire une atmosphère particulière.
Ne vous attendez pas à lire un roman d’action ou fantastique classique, ce n’est pas le cas ici nous serons plongés dans un univers de croyances et légendes japonaises. De traditions, de textes anciens qui se transmettent depuis des siècles de générations en générations. Plus que de simples coutumes, elles deviennent loi et qui les transgrésent se voit exclu par les habitants du village.
Tout au long du récit, nous découvrirons tour à tour le poing de vue de 3 narrateurs différents, ça fait partie de l’originalité de ce roman. Tout d’abord, nous avons, Chigusa, la protrectice de Izana, qui est une vieille dame adorable et qui ne va pas hésiter à enfeindre les lois du village pour protéger ceux qui en ont besoin. Ensuite, nous avons, Izana, qui est loin d’être une jeune fille ordinaire et pourtant elle a se désir de vivre sa vie comme tout le monde et enfin Kingo, un petit garçon du village, qui tout comme Izana est rejeté mais pour des raisons différentes et à qui Chigusa viendra également en aide. Tous ces personnages ont des personnalités différentes et parfois complexe comme celle d’Izana, finalement qui est-elle vraiment?
Ce roman apporte à la reflexion concernant l’apparence, une personne belle à l’extérieure l’est-elle forcement à l’intérieure? ou inversement? Nous verrons ici que la beauté peut ouvrir bien des portes et que la laideur peut conduire à la mort. 
En conclusion, j’ai passé un agréable moment de lecture, me plonger dans cette légende et la culture japonnaise a été un vrai plaisir. Malgré ce côté dramatique et angoissant, ce récit est également ensorcelant et addictif.  Nous avons qui une fin ouverte qui nous donne envie d’en savoir plus et de découvrir dans les mangas l’histoire de Kasané, la fille d’Izana plusieurs années plus tard. Que vous soyez amateurs de légendes urbaines ou non, laissez vous tenter par Izana, la voleuse de visage. Vous ne le regretterez pas.

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