CHRONIQUES

Une lumière dans la pénombre – Nojico Hayakawa

« De l’amitié à l’amour, une très belle histoire tout en douceur et en délicatesse »

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Auteur: Nojico Hayakawa
Editions: Boys Loves
Date de publication: 12 Janvier 2018
Nombres de pages: 208
Prix: 7.95€
Synopsis: Arata et Shôtarô, tous deux lycéens, sont amis de longue date. Arata cache ses sentiments pour Shôtarô depuis très longtemps, et il n’a pas du tout l’intention de lui avouer qu’il est amoureux de lui. Mais un jour, Shôtarô dit quelque chose qui prend Arata complètement par surprise…

 

Mon avis

J’ai découvert l’année derniere les animes yaoi ou boys love (histoire d’amour entre hommes) et j’avoue en avoir adoré quelques-uns mais jusqu’à maintenant je ne m’étais pas lancé dans la lecture de manga de ce genre et bien maintenant c’est chose faite avec « Une lumière dans la pénombre », je l’ai découvert sur le site Nautiljon.com en y faisant quelques recherches, en découvrant cette superbe couverture et son résumé, je ne pouvais que me laisser tenter.
Nous allons suivre dans cette histoire, Arata et Shôtarô, deux lycéens, le premier a une passion pour la photographie et à une personnalité plûtot introverti alors que le second lui est sportif et à une personnalité complètement à l’opposé puisque plûtot extraverti. Pourtant ces deux là sont amis depuis longtemps, un jour leur relation va prendre un autre tournant quand l’un va découvrir que l’autre ressent là même chose pour lui mais tout ne sera pas facile pour autant…

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L’un et l’autre vont faire face à leurs propres intérogations et à leurs propres doutes. Le regard des autres va avoir ici toute son importance, la peur d’être juger et de la persécuter mais également des questions sur leur intimité de couple et sur l’avenir de leur relation. Nous avons des personnages aux personnalités qui s’affirment tout au long du récit, Arata qui est d’un naturel plutôt calme, n’hésite pas à devenir quelqu’un de passionné quand il s’agit de son compagnon Shôtarô, quand a lui il est d’un caractère plutôt jovial et parfois même naif mais l’amour qu’il porte à Arata et la manière dont il lui montre ses sentiments ne peuvent pas nous laisser indifférent.
Je trouve leur relation très belle. Celle-ci se développe en douceur, sans brusquer les choses, ils se respectent l’un l’autre et s’aiment d’un amour profond et sincère.  

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C’est la première oeuvre que je lis de Nojico Hayakawa et je dois dire que j’ai été totalement conquise par ces dessins et son scénario. Ces traits sont fins, ces personnages expressifs. A travers ces dessins, cette mangaka sait nous faire ressentir toutes les émotions et les pensées de ses personnages. Le scénario est doux et poétique, on ne peut qu’être touchée par l’histoire d’Arata et Shôtarô.

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En conclusion, « Une lumière dans la pénombre » est une histoire remplie d’émotions et de profondeur, on ne peut qu’être touché par ses personnages et par les traits de crayons de cette mangaka qui sont visuellement très travaillés. C’est un veritable plaisir pour les yeux. Une particularité de ce manga, c’est qu’aucune scène de sexe n’y est visible donc si ce genre de scènes ne vous plait pas, n’ayez aucune inquiètude, vous pouvez vous lancer dans cette histoire les yeux fermés. 
J’ai eu un véritable coup de coeur pour cette histoire, si vous êtes amateurs de manga et que vous souhaitez vous essayer aux boys love ou que vous connaissez déjà ce genre et que vous êtes à la recherche d’une nouvelle histoire. Ne passez pas à côté de celle là.

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CHRONIQUES

Eclat(s) D’Ame, tome 1 – Yuhki Kamatani

« Deux jours avant les vacances d’été, je crois que… je suis mort »

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Auteurs: Yuhki Kamatani
Edition: Akata
Date de publication: 22 Février 2018
Nombres de pages: 176
Prix: 7.95€
Synopsis: « Deux jours avant les vacances d’été… je crois que je suis mort. » C’est ce qu’a pensé Tasuku le jour où un de ses camarades de classe lui a piqué son smartphone, alors qu’il était en train de regarder une vidéo porno gay dessus. La rumeur s’est répandue comme une traînée de poudre. Tasuku pense alors à se suicider, ne pouvant supporter cette réalité dont il n’avait pas encore complètement conscience lui-même, mais craignant aussi le regard de la société. Pourtant, alors qu’il s’apprête à sauter dans le vide, il aperçoit, au loin, une mystérieuse silhouette de jeune femme qui le devance et… saute dans le vide ?! Intrigué, terrorisé, il s’élance vers l’endroit d’où elle a sauté. Il y découvre, stupéfait, que la jeune femme est encore en vie, et qu’elle est l’hôte d’une sorte de résidence associative, véritable safe space où se réunissent diverses personnes LGBT. De rencontre en rencontre, le jeune lycéen va apprendre à se connaître, à s’accepter, et trouver sa place dans le monde.

 

Mon avis

Je lis des mangas de temps en temps et jusqu’à maintenant je lisais essentiellement des shojos. Cette année je voulais élagir mon champs de lecture dans les mangas à d’autres genres et c’est grâce à la booktubeuse Pikobooks qui en à parlé récemment dans une de ces story Instagram que j’ai découvert ce manga et je la remercie beaucoup pour ça car sans elle je serai probablement passé à côté de ce petit bijou.
Ici, nous allons faire connaissance avec un lycéen nommé Tasuku, deux jours avant les vacances d’été il se fait surprendre par un de ses camarades avec une vidéo porno gay sur son téléphone portable. Malheureusement la nouvelle fait très rapidement le tour du lycée et pour Tasuku qui est quelqu’un d’introverti, ça va être le début de l’enfer… Alors qu’il pense à se suicider, il va apercevoir une jeune femme sautant dans le vide. Alors pris de panique, il va alors aller jusqu’à l’endroit où elle a sauté et constater qu’elle est toujours en vie. Cette jeune femme est l’hôte d’un salon de discussion où se réunissent plusieurs personnes LGBT, avec l’aide des personnes qu’il rencontrera dans ce lieu Tasuku va devoir apprendre à s’accepter tel qu’il est avec ses préférences et à faire face aux conséquences que cela peut impliquer.

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Avant de me procurer ce manga, je connaissais pas les Editions Akata et je dois dire que j’ai fais deux belles découvertes pour le prix d’une, un nouveau manga que j’adore et une nouvelle maison d’édition qui à des titres très intéressants dans son catalogue. Je me suis donc attaqué à un nouveau genre de manga: le seinen. Si parler d’homosexualité n’a rien de nouveau en littérature, dans les mangas c’est un peu moins courant, la catégorie qui en parle le plus est celle des boys love (romance entre garçons) mais tous n’en parle pas de façon aussi engagé. Dans cette histoire, ce sujet d’actualité va être traiter de manière vraie et juste, il sera ici question de parler de coming out et de comment vivre sa vie en étant homosexuel dans une société où la tolérance n’est pas toujours là et où malheureusement l’homophobie est encore bien trop présente.

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Tasuku va être accueilli dans ce salon de discussion le plus naturellement du monde et tout de suite accepté par les personnes qui s’y trouvent et qui forment déjà un joli groupe. Ils vont tout de suite l’intégrer dans leur projet de rénovation de maisons et tout cela à un effet « thérapeutique » car en détruisant ces maisons cela va lui permettre d’extérioriser toute la colère et le mal être qu’il ressent. Il va peu à peut s’ouvrir aux autres membres et découvrir qu’il n’est pas le seul dans son cas.  L’histoire d’Haru en est un parfait exemple, elle est en couple avec Saki. Haru a réussi difficilement à faire son coming-out mais elle ne voulait plus paraitre aux yeux des autres une personne qu’elle n’était pas et a décidé d’assumer qui elle était réellement, malgré les conséquences que cela pouvait occassionner pour enfin être libre d’être elle même, de son côté sa compagne Saki hésite encore à faire ce pas car la peur du rejet et de la persécution est bien présente.  Elles sont touchantes et leur histoire est très belle, ce qu’elles transmettent à Tasuku est un message plein d’espoir. Grâce à la bienveillance de ces personnes, Tasuku va petit à petit s’ouvrir aux autres et enfin accepter d’être lui même. 

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Ce manga est graphiquement sublime, j’ai beaucoup aimé le dessin de la mangaka, c’est un style assez épuré qui ne peut que vous touchez en plein coeur. Les regards et les expressions des différents personnages sont très expréssifs et les décors sont beaux, ils invitent à la comtemplation. Ces illustrations respirent la poésie et ne vous laisseront pas indifférents.
En conclusion, « Eclat(s) d’Âme – Tome 1 » est un véritable coup de coeur pour moi. Le sujet traité, l’est de façon sensible et très réaliste, l’émotion est au rendez-vous et on ne peut qu’être touché par ses personnages matures et attachants, par leurs personnalités et leurs histoires. C’est beau, c’est poétique et on ne peut que succomber à cette histoire aussi engageante que poignante. 
Je vous recommande ce titre à 1000%.

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CHRONIQUES

Izana, La Voleuse de visage – Daruma Matsuura

« Et si vous pouviez prendre l’apparence de n’importe qui… »

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Auteur: Daruma Matsuura
Editions: Lumen
Parution: 18 Mai 2017
Nombres de pages: 317
Prix: 15.00€
Synopsis: Dans le monde d’Izana, il y a le dedans et le dehors. Le dehors, c’est tout ce qui s’étend au-delà des murs de la maison : le soleil, les arbres, les autres… tout ce qu’elle n’a jamais vu autrement que dans ses livres ou à travers les carreaux. Car depuis sa naissance, elle vit recluse, bien à l’abri entre quatre murs. Un jour, poussée par la curiosité, la jeune fille décide de braver l’interdit et de s’aventurer à l’extérieur. Bien mal lui en prend – elle comprend que son visage est si effroyable qu’il ne peut être montré au grand jour.
Car si d’ordinaire, la laideur n’est pas un crime, il règne dans le village une terrible superstition. Autrefois se seraient affrontées une sorcière d’une grande laideur et une prêtresse d’une grande beauté : la première, victorieuse, aurait volé son apparence à la seconde. Depuis lors, toute petite fille laide née une certaine année est tuée sur-le-champ, sous peine de porter malheur aux habitants. Cette légende est même le thème d’une pièce de théâtre qui se joue chaque été. Izana y découvre pour la première fois, dans le rôle de la prêtresse, sa propre cousine. Née la même année qu’elle, Namino a été épargnée grâce à sa beauté extraordinaire…

 

Mon avis

J’ai découvert ce roman durant l’été 2017 sur Instagram, je le voyais passer de partout et ce qui à suscité ma curiosité, c’est tout d’abord sa couverture et cette phrase accrocheuse « Et si vous pouviez prendre l’apparence de n’importe qui… » il n’en fallait pas plus pour que mon coeur de lectrice ne s’emballe, ensuite le résumé a fini par me convaincre qu’il fallait que je me procure ce livre et dès sa reception je me suis jetée sur l’ouvrage et croyez moi que je n’ai pas été déçue du voyage.
Nous allons découvrir ici, l’histoire d’Izana, une jeune fille, née l’année du cheval de feu, malheureusement pour Izana, la vie ne l’a pas doté de beauté. Une vieille légende de son village japonnais raconte qu’une fille laide, née l’année du cheval de feu, serait la réincarnation d’une sorcière qui autrefois tua une prêtesse d’une grande beauté et que la soricère victorieuse vola l’apparence de la prêtesse. Un jour,en pleine nuit, Chigusa, sage femme du village est appelée dans le plus grand secret auprès de Kasura, la mère d’Izana, qui va bientôt mettre au monde sa fille. Pour sauver la vie de sa fille, Kasura demandera a Chigusa de la proteger avant de se donner la mort ainsi durant de nombreuses années, Chigusa va élever Izana, enfermée entre les 4 murs de sa maison car personne au village ne doit savoir qu’Izana est toujours en vie mais en grandissant Izana veut découvrir l’extèrieur et décide un 1er Janvier pendant l’abscence de Chigusa de sortir de la maison pour pouvoir trouver l’école car Izana a soif d’apprendre mais sur son chemin, elle rencontrera un groupe d’enfants qui vont se moquer d’elle à cause de son apparence et à partir de ce jour sa vie va prendre un autre tournant…
Izana, la voleuse de visage est le préquel du manga Kazané, la voleuse de visage, si vous n’avez pas lu le manga comme c’est mon cas, pas d’inquiétude, ce livre peut se lire indépendamment. Daruma Matsurra, nous délivre ici un rythme de lecture assez lent pourtant l’écriture est addictive, sensible, parfois même poetique mais elle a aussi sa part sombre car elle peut être également cruelle et tranchante. Cette ambivalance dans l’écriture donne à cette histoire une atmosphère particulière.
Ne vous attendez pas à lire un roman d’action ou fantastique classique, ce n’est pas le cas ici nous serons plongés dans un univers de croyances et légendes japonaises. De traditions, de textes anciens qui se transmettent depuis des siècles de générations en générations. Plus que de simples coutumes, elles deviennent loi et qui les transgrésent se voit exclu par les habitants du village.
Tout au long du récit, nous découvrirons tour à tour le poing de vue de 3 narrateurs différents, ça fait partie de l’originalité de ce roman. Tout d’abord, nous avons, Chigusa, la protrectice de Izana, qui est une vieille dame adorable et qui ne va pas hésiter à enfeindre les lois du village pour protéger ceux qui en ont besoin. Ensuite, nous avons, Izana, qui est loin d’être une jeune fille ordinaire et pourtant elle a se désir de vivre sa vie comme tout le monde et enfin Kingo, un petit garçon du village, qui tout comme Izana est rejeté mais pour des raisons différentes et à qui Chigusa viendra également en aide. Tous ces personnages ont des personnalités différentes et parfois complexe comme celle d’Izana, finalement qui est-elle vraiment?
Ce roman apporte à la reflexion concernant l’apparence, une personne belle à l’extérieure l’est-elle forcement à l’intérieure? ou inversement? Nous verrons ici que la beauté peut ouvrir bien des portes et que la laideur peut conduire à la mort. 
En conclusion, j’ai passé un agréable moment de lecture, me plonger dans cette légende et la culture japonnaise a été un vrai plaisir. Malgré ce côté dramatique et angoissant, ce récit est également ensorcelant et addictif.  Nous avons qui une fin ouverte qui nous donne envie d’en savoir plus et de découvrir dans les mangas l’histoire de Kasané, la fille d’Izana plusieurs années plus tard. Que vous soyez amateurs de légendes urbaines ou non, laissez vous tenter par Izana, la voleuse de visage. Vous ne le regretterez pas.

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CHRONIQUES

Card Captor Sakura – Clear Card Arc, Tome 1 – Clamp

Card Captor Sakura Clear Card Arc Tome 1

Auteur: Clamp
Editions: Pika Edition
Parution: 15 Novembre 2017
Nombres de pages: 160
Prix: 6,95€
Synopsis: Au mois d’avril, alors que les cerisiers sont en pleine  oraison, Sakura entame son année de cinquième. Elle est folle de joie de retrouver son cher Shaolan, revenu au Japon, qui fréquente le même collège qu’elle. Mais une nuit, elle fait un rêve étrange… À son réveil, toutes ses cartes sont devenues transparentes ! C’est le début d’une histoire inédite, celle des mystérieuses Clear Cards!

 

Mon avis

Quelle joie ça a été pour moi quand j’ai appris que les mangaka Clamp allaient donner une suite à mon manga préféré qui est Card Captor Sakura. C’est d’ailleurs le premier manga que j’ai lu et que je n’ai cesser de relire pendant des années. J’ai d’abord découvert ce manga avec son anime que j’adore tout autant qui passait sur M6 Kids à l’époque et ensuite je me suis procurée les mangas, dont l’histoire est beaucoup plus développer dans l’anime. 
Le manga original compte 12 volumes, nous avions laissé Sakura et ses amis en fin d’école primaire et dans ce premier tome de Card Captor Sakura Clear Card Arc, nous allons après des mois d’absence les retrouver, ils ont grandi et ils font maintenant leur rentrée au collège. Sakura commence à avoir des prémonitoires et ses cartes de Sakura commencent à se transformer et à devenir transparentes… mais pourquoi?
Nous voilà plongés dans une nouvelle aventure, j’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver tous les personnages. L’univers que les Clamp ont créer ne s’est absolument pas démoder au fil des années, au contraire Card Captor Sakura est devenu un classique dans la littérature Shojo. On retrouve ici dans ce premier tome tout ce qu’il y avait dans la série original: l’humour, les émotions, les dessins absolument magnifique et que dire de cette couverture du premier tome qui est superbe.
En conclusion, je dirai que cette suite vaut vraiment le détour. La mise en place de l’intrigue est plus que réussie et a réveillé en moi la nostalgie de mon enfance. Je n’ai qu’une hâte c’est de lire le deuxième tome quand il sortira pour connaitre la suite des aventures de notre Sakura préférée alors si vous aviez encore un doute, n’hésitez plus. Pour ma part, c’est un coup de cœur.  

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